QUALIFICATION DES OPÉRATEURS ÉCONOMIQUES
Quatre rôles, et un piège : votre marque fait de vous un fabricant
Fabricant, importateur, distributeur, intendant : les obligations de chaque rôle. Vendre sous votre marque un produit d'un tiers fait de vous un fabricant.
Sur cette page
- Votre place dans la chaîne fixe vos obligations
- Vous vendez sous votre marque ? Vous êtes fabricant
- Le fabricant porte la charge la plus lourde
- L'importateur vérifie avant de mettre sur le marché
- Le distributeur vérifie deux points, et alerte
- L'intendant de logiciels ouverts a trois obligations, et aucune amende
- Sous votre marque, préparez d'abord le signalement
Le Cyber Resilience Act (CRA) répartit ses obligations selon votre rôle face au produit, quels que soient votre taille et votre secteur.
Quatre rôles existent : fabricant, importateur, distributeur et intendant de logiciels ouverts. Ce dernier soutient un logiciel libre ou open source sans le vendre.
Deux gestes très ordinaires transforment un revendeur en fabricant.
Articles 13, 19, 20 et 24
Votre place dans la chaîne fixe vos obligations
Une même société peut tenir deux rôles, pour deux produits différents.
Votre rôle dépend de ce que vous faites de chaque produit.
Fabricant
Vous concevez ou faites concevoir le produit, et vous le mettez sur le marché sous votre nom ou votre marque.
régime complet
Importateur
Établi dans l'Union, vous y mettez sur le marché un produit portant le nom ou la marque d'une entreprise établie hors de l'Union.
contrôle avant la vente
Distributeur
Vous revendez un produit déjà sur le marché, sans en altérer les propriétés.
vérification et alerte
Intendant de logiciels ouverts
Personne morale, vous soutenez durablement un logiciel libre destiné à des activités commerciales, sans en être le fabricant.
régime allégé, sans amende
Le texte en détail : articles 3, 13, 19, 20, 24 et 64
- Fabricant : celui qui développe ou fait développer un produit et le met sur le marché sous son nom ou sa marque. Son régime est fixé à l'article 13.
- Importateur : personne établie dans l'Union qui met sur le marché un produit portant le nom ou la marque d'une personne établie hors de l'Union (article 3, point 16). Son régime est fixé à l'article 19.
- Distributeur : celui qui, sans être le fabricant ni l'importateur, met à disposition sur le marché un produit sans altérer ses propriétés (article 3, point 17). Son régime est fixé à l'article 20.
- Intendant de logiciels ouverts : défini à l'article 3, point 14. Il n'est tenu qu'aux obligations énumérées à l'article 24, et aucune amende administrative ne lui est applicable (article 64, paragraphe 10, point b)). Le détail figure plus bas.
Article 21
Vous vendez sous votre marque ? Vous êtes fabricant
Une PME française fait fabriquer un boîtier connecté en Asie et le vend sous sa marque : pour le CRA, elle est fabricant.
Elle porte toutes les obligations, signalement en 24 heures compris, alors qu'elle se voit comme un revendeur.
Un importateur ou un distributeur devient fabricant dans deux cas, et dans ces deux cas seulement :
Il vend sous sa marque
Il met le produit sur le marché sous son propre nom ou sa propre marque.
Il modifie le produit en profondeur
Il apporte une modification substantielle à un produit déjà mis sur le marché.
Il n'existe ni troisième cas ni degré intermédiaire. La requalification découle des faits, sans aucune déclaration de votre part.
Changer un logo n'est pas une modification substantielle, mais si ce logo est le vôtre, la marque propre fait déjà de vous un fabricant. Remplacer le firmware, c'est-à-dire le logiciel embarqué dans l'appareil, peut en être une.
Une mise à jour de sécurité qui ne change pas l'usage prévu n'en est pas une. Ouvrir une interface réseau que l'analyse de risque du fabricant n'avait pas prévue en est une, en principe, comme détourner un capteur industriel vers le grand public.
Une modification est substantielle si elle touche la sécurité exigée du produit, ou change l'usage pour lequel il a été évalué. Documentez ce critère avant de modifier, et notez ce que vous changez, version par version.
Le texte en détail : article 21 et article 3, point 30
Un importateur ou un distributeur est considéré comme un fabricant, et soumis aux obligations des articles 13 et 14, dans deux cas seulement : il met le produit sur le marché sous son propre nom ou sa propre marque, ou il apporte une modification substantielle à un produit déjà mis sur le marché (article 21).
La modification substantielle est une modification apportée après la mise sur le marché qui a une incidence sur la conformité aux exigences essentielles de l'annexe I, partie I, ou qui change l'usage prévu pour lequel le produit a été évalué (article 3, point 30).
Ouvrir une interface réseau imprévue : article 3, point 30, et considérants 38 et 39. Selon le considérant 39, l'ajout de nouvelles caractéristiques « accroît généralement la surface d'attaque ». Les lignes directrices de la Commission, pas encore formellement adoptées, citent l'ajout d'interfaces joignables de l'extérieur (points 109 et 110).
Vous faites fabriquer par un tiers et vendez sous votre marque ? Vous êtes fabricant par définition, et le signalement vous vise depuis le 11 septembre 2026. Les deux cas de bascule ci-dessus s'appliquent, eux, à partir du 11 décembre 2027. Écrivez votre procédure de 24 heures avant le jour où elle sert.
Le texte en détail : articles 3, 21, 22 et 71
Est fabricant celui qui « fait concevoir, développer ou fabriquer » un produit et le commercialise « sous son propre nom ou sa propre marque » (article 3, point 13). Le signalement de l'article 14 le vise depuis le 11 septembre 2026 (article 71, paragraphe 2).
L'article 71, paragraphe 2 ne rend applicable par anticipation que l'article 14 et le chapitre IV. L'article 21, qui porte la requalification de l'importateur et du distributeur, et l'article 22, pour toute autre personne qui modifie substantiellement un produit, s'appliquent donc le 11 décembre 2027.
Article 13
Le fabricant porte la charge la plus lourde
Votre nom figure sur le produit, vous répondez donc de tout ce que vous déclarez.
Le fabricant porte l'essentiel des obligations.
- treize propriétés
- attendues du produit
- huit obligations
- de gestion des vulnérabilités
- dix ans
- des mises à jour disponibles
Vous devez produire des pièces écrites :
- Une évaluation des risques de cybersécurité écrite, et mise à jour pendant toute la période d'assistance, c'est-à-dire la durée pendant laquelle vous suivez la sécurité du produit.
- Les exigences essentielles treize propriétés attendues du produit, et huit obligations de gestion des vulnérabilités.
- Une déclaration UE de conformité que vous établissez vous-même, et dont vous répondez. Puis le marquage CE.
Une exigence ne s'applique pas ? Écrivez pourquoi dans la documentation technique.
Vous vous engagez aussi dans la durée :
- une période d'assistance d'au moins cinq ans ;
- sa date de fin, affichée au moment de l'achat ;
- des mises à jour disponibles dix ans ;
- une documentation technique conservée dix ans.
Ces obligations s'appliquent le 11 décembre 2027, à l'exception du signalement, applicable depuis le 11 septembre 2026. Voir ce qui s'applique déjà.
Le texte en détail : articles 13, 28, 31 et 71
- Évaluation des risques de cybersécurité : article 13, paragraphes 2 et 3. Exigences essentielles : annexe I.
- Justification claire, dans la documentation technique, d'une exigence non applicable : article 13, paragraphe 4.
- Période d'assistance d'au moins cinq ans, sauf durée d'utilisation prévue plus courte : article 13, paragraphe 8. Date de fin affichée à l'achat : article 13, paragraphe 19.
- Mises à jour disponibles dix ans : article 13, paragraphe 9. Documentation technique et déclaration UE tenues à disposition au moins dix ans après la mise sur le marché : article 13, paragraphe 13.
- Déclaration UE de conformité, établie par le fabricant qui en porte la responsabilité : article 28. Marquage CE.
Ces obligations deviennent applicables le 11 décembre 2027 (article 71). Le signalement de l'article 14 est applicable depuis le 11 septembre 2026.
L'article 71, paragraphe 2 avance une seconde partie du texte, mais elle ne s'adresse pas au fabricant : le chapitre IV, articles 35 à 51, applicable depuis le 11 juin 2026, porte la notification des organismes d'évaluation de la conformité et concerne les organismes et les autorités.
Article 19
L'importateur vérifie avant de mettre sur le marché
Vous faites entrer dans l'Union un produit qui porte la marque d'une entreprise établie hors de l'Union : vous êtes importateur.
C'est le nom que porte le produit qui décide, quelle que soit la provenance du fournisseur.
Vous contrôlez que ce fabricant, qui ignore souvent le CRA, a fait ce que le règlement lui demande : le travail commence dans le contrat.
Avant la mise sur le marché, vous vérifiez quatre points :
- que le fabricant a mené à bien la procédure d'évaluation de la conformité ;
- qu'il a établi la documentation technique ;
- que le produit porte le marquage CE, avec la déclaration UE de conformité et la notice, dans une langue aisément compréhensible ;
- et que le fabricant a respecté trois de ses obligations, dont l'affichage de la date de fin de la période d'assistance.
Le texte en détail : article 3, point 16 et article 19
Ce n'est pas la provenance du fournisseur qui décide : la définition de l'article 3, point 16 tient au nom ou à la marque que porte le produit.
L'importateur ne met sur le marché que des produits conformes aux exigences essentielles de l'annexe I, partie I, et dont les processus du fabricant sont conformes à celles de l'annexe I, partie II (article 19, paragraphe 1).
Les quatre vérifications sont celles de l'article 19, paragraphe 2 : la procédure d'évaluation de la conformité de l'article 32 ; la documentation technique ; le marquage CE de l'article 30, avec la déclaration UE de conformité et les informations et instructions destinées à l'utilisateur figurant à l'annexe II ; le respect par le fabricant de l'article 13, paragraphes 15, 16 et 19.
L'importateur doit être en mesure de produire les documents qui le prouvent.
Le reste de l'article tient en quatre réflexes.
- En cas de doute sur la conformité, le produit ne part pas, et si le risque de cybersécurité est important, le fabricant et les autorités de surveillance du marché en sont informés (art. 19, paragraphe 3).
- L'importateur indique ses propres coordonnées sur le produit, son emballage ou un document d'accompagnement (art. 19, paragraphe 4).
- Lorsqu'il prend connaissance d'une vulnérabilité, il en informe le fabricant sans retard injustifié, et immédiatement les autorités en cas de risque de cybersécurité important (art. 19, paragraphe 5).
- Enfin il tient à disposition une copie de la déclaration UE de conformité pendant au moins dix ans à compter de la mise sur le marché, ou pendant la période d'assistance si elle est plus longue, et s'assure que la documentation technique peut être fournie sur demande (art. 19, paragraphe 6).
Article 20
Le distributeur vérifie deux points, et alerte
Vous revendez un produit déjà mis sur le marché par un autre, sans altérer ses propriétés : vous êtes distributeur.
Une modification substantielle vous ferait basculer dans le rôle de fabricant.
Votre régime est le plus léger : vous ne revendez pas ce que vous savez non conforme, et vous faites remonter toute vulnérabilité découverte.
Avant de revendre, vous vérifiez deux points :
- que le produit porte le marquage CE,
- et que le fabricant et l'importateur ont rempli leurs obligations d'étiquetage et d'information, et vous ont communiqué tous les documents nécessaires.
Le texte en détail : article 3, point 17 et article 20
Le distributeur agit avec la diligence requise au regard des exigences du règlement (article 20, paragraphe 1).
Avant de mettre le produit à disposition, il vérifie que le produit porte le marquage CE, et que le fabricant et l'importateur se sont conformés à l'article 13, paragraphes 15, 16, 18, 19 et 20, ainsi qu'à l'article 19, paragraphe 4, et lui ont communiqué tous les documents nécessaires (article 20, paragraphe 2).
S'il considère ou a des raisons de croire, sur la base des informations en sa possession, que le produit ou les processus du fabricant ne sont pas conformes aux exigences essentielles de l'annexe I, il ne le met pas à disposition, et il informe le fabricant et les autorités de surveillance du marché sans retard injustifié lorsque le risque de cybersécurité est important (art. 20, paragraphe 3).
Pour ce qui est déjà en rayon, il fait prendre les mesures correctives nécessaires, au besoin le retrait ou le rappel, informe le fabricant sans retard injustifié de toute vulnérabilité dont il prend connaissance, et les autorités immédiatement en cas de risque important (art. 20, paragraphe 4).
Article 24
L'intendant de logiciels ouverts a trois obligations, et aucune amende
L'intendant de logiciels ouverts ne vend pas le logiciel, il le fait vivre.
C'est une personne morale, autre que le fabricant, qui le soutient de façon systématique et continue.
Le règlement lui impose trois obligations, et seulement trois :
- une politique de cybersécurité documentée,
- la coopération avec les autorités de surveillance du marché,
- et le signalement, dans des cas précis.
Les exigences essentielles, la documentation technique, la déclaration UE et le marquage CE ne le visent pas, et il ne risque aucune amende administrative.
Le texte en détail : article 3, point 14 et article 24
La définition compte, parce qu'elle est étroite.
L'article 3, point 14 retient « une personne morale, autre que le fabricant, qui a pour objectif ou finalité de fournir un soutien systématique et continu au développement de produits spécifiques comportant des éléments numériques qui répondent aux critères de logiciels libres et ouverts et sont destinés à des activités commerciales, et qui assure la viabilité de ces produits ».
Quatre conditions doivent donc être réunies, et elles se vérifient une par une :
- être une personne morale,
- ne pas être le fabricant du produit,
- soutenir de façon systématique et continue le développement de produits identifiés,
- et viser des produits destinés à des activités commerciales.
Une contribution ponctuelle, ou le soutien d'une personne physique agissant seule, ne fait pas entrer dans cette catégorie.
Le régime lui-même tient en trois obligations, et cette énumération est limitative.
- Une politique de cybersécurité mise en place et documentée de manière vérifiable, qui traite notamment de la documentation, du traitement et de la correction des vulnérabilités et encourage le signalement volontaire de l'article 15 (art. 24, paragraphe 1).
- La coopération avec les autorités de surveillance du marché, et la communication de cette politique sur demande motivée (art. 24, paragraphe 2).
- Et le signalement, qui ne s'applique que dans des cas délimités : l'article 14, paragraphe 1 dès lors que l'intendant participe au développement des produits, et l'article 14, paragraphes 3 et 8 lorsque l'incident grave touche les réseaux et systèmes d'information qu'il fournit pour ce développement (art. 24, paragraphe 3).
Ce qu'il ne lui impose pas n'est écrit nulle part sous forme d'exemption : cela se déduit de la structure du texte. Les exigences essentielles de l'annexe I, la documentation technique, la déclaration UE de conformité et le marquage CE sont attachés au fabricant, par l'article 13 puis par les articles 28 à 32.
Le règlement ne les étend pas à l'intendant de logiciels ouverts, qui n'y est donc pas soumis. C'est une conséquence de la façon dont le règlement répartit ses obligations par rôle, et non une phrase que l'on pourrait citer.
Une seule dispense est, elle, expressément écrite : celle des amendes. Les amendes administratives ne s'appliquent pas aux violations du règlement commises par les intendants de logiciels ouverts (art. 64, paragraphe 10, point b)).
En pratique
Sous votre marque, préparez d'abord le signalement
Si vous vendez sous votre marque, votre plan de travail est celui d'un fabricant, et il commence par le signalement.
Mettez en place trois choses avant d'en avoir besoin :
Listez ensuite les produits dont vous êtes fabricant, puis écrivez leur évaluation des risques. Vient enfin le dossier technique de chaque produit, à 490 € HT par produit. Vous le construisez avec le logiciel, puis le tenez à jour, et la veille vous prévient quand un texte touche votre produit.
Beaucoup de revendeurs sous marque propre découvriront qu'ils sont fabricants le jour d'une faille ou d'un contrôle. Vous le savez aujourd'hui, et vous avez jusqu'au 11 décembre 2027 pour le reste.
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Questions fréquentes
Je fais fabriquer mon produit par un tiers et je le vends sous ma marque. Suis-je fabricant ?
Oui, par définition : est fabricant qui fait fabriquer un produit et le vend sous sa marque (art. 3, point 13). Le signalement vous vise donc depuis le 11 septembre 2026. Que vous n'ayez écrit aucune ligne de code ne change rien à la qualification. L'article 21 ne vise que l'importateur ou le distributeur qui appose sa marque ou modifie substantiellement le produit.
Qu'est-ce qu'une modification substantielle ?
C'est une modification apportée après la mise sur le marché, qui a une incidence sur la conformité aux exigences essentielles de l'annexe I, partie I, ou qui change l'usage prévu pour lequel le produit a été évalué (art. 3, point 30). Une personnalisation cosmétique n'y entre pas. Une intervention sur le firmware, sur les interfaces ou sur la destination du produit peut y entrer.
Un distributeur peut-il devenir fabricant sans le savoir ?
Oui, et c'est le risque de l'article 21. Deux gestes courants suffisent : apposer sa propre marque, ou modifier substantiellement le produit avant de le remettre sur le marché. La requalification découle des faits, sans déclaration préalable.
L'intendant de logiciels ouverts risque-t-il une amende ?
Non, les amendes administratives ne s'appliquent pas aux violations commises par les intendants de logiciels ouverts (art. 64, paragraphe 10, point b)). La dispense porte sur l'amende administrative, et sur elle seule. Ses obligations demeurent : politique de cybersécurité, coopération avec les autorités, signalement. Elles s'appliquent le 11 décembre 2027, l'article 24 ne figurant pas parmi les dispositions que l'article 71, paragraphe 2 avance.
À partir de quand ces obligations s'appliquent-elles ?
Le règlement s'applique dans son ensemble le 11 décembre 2027 (art. 71). Le signalement de l'article 14 s'applique depuis le 11 septembre 2026, y compris aux produits mis sur le marché avant le 11 décembre 2027 : le rectificatif du 2 juillet 2025 à l'article 69, paragraphe 3 confirme cette lecture. Le chapitre IV, articles 35 à 51, s'applique depuis le 11 juin 2026. Il porte la notification des organismes d'évaluation de la conformité et vise les organismes et les autorités, pas les fabricants, ce qui permet à des organismes notifiés d'exister avant 2027.
Le règlement commenté
- Article 13 : le fabricant conçoit, documente et suit son produit pendant des années
- Article 14 : une faille exploitée se signale depuis le 11 septembre 2026
- Article 19 : l'importateur vérifie le travail du fabricant avant de vendre
- Article 20 : le distributeur vérifie le marquage CE et alerte
- Article 21 : vendre sous votre marque ou modifier un produit fait de vous un fabricant
- Article 24 : l'intendant de logiciels ouverts a des obligations allégées, sans amende
- Article 69 : vos produits déjà vendus échappent aux exigences, pas au signalement
Sources
Savoir si le règlement vous concerne
Treize questions pour savoir si le règlement vous concerne, à quel titre, et ce qui s’applique déjà à vous. Sans frais, sans compte.
Vous savez déjà que le règlement vous concerne ?
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